BOOGERS - IN THE STEP

by BOOGERS

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Tout à commencé, comme bien souvent, par des K7 « autoproduites, auto-enregistrées et auto-éditées » ; des démos échangées sous le manteau, des morceaux pour lesquels le terme lo-fi signifie quelque chose ; des pochettes reproduites à l’arrache, sans fioritures, pour des compositions pleines d’une saine énergie, plutôt orientées lo-fi-folk dans le prolongement d’un Lou Barlow / Daniel Jonshton adolescent. Voilà pour la genèse de Boogers.

A la recherche de nouvelles sonorités, le jeune homme s’essaye aux platines, apprivoise les machines, se laisse gagner aux joies du sampling et découvre les sons cheap et inusités des jouets pour enfants (depuis le kazoo au synthé, en passant par le saxo bontempi). Un one man show qui l’entraîne dans le sillage du label travaux publics en divers lieux et compagnies. Il est rejoint dans sa formule live en 2003 par Oliv’yeah et Alain.

Stéphane Charasse, de son vrai patronyme, a été vu au préalable dans diverses formations ; batteur au sein des Concrete Idea (hardcore mélodique), manager et clavier du collectif punk ska (Booby Hatch), pour enfin être incorporé à la batterie dans le Neue Band de Rubin Steiner, ou au côté de Supercilious avec Annilenox, ainsi que dans The Playboys... Dans ces multiples projets, il a toujours su faire montre d’un état d’esprit indépendant.

Avec, In the step, Boogers voit enfin se formaliser sur support plusieurs années de pérégrinations internes, d’expérimentations enjouées, de blagues potaches et de mélodies bien senties.
Ceux qui connaisse le personnage savent à quel point il est exubérant, extraverti et attachant.

L’album a toutes ces caractéristiques tout en gardant un net penchant pour la schizophrénie, In the step développe en parallèle un appétit sans limite pour l’énergie sale du punk-rock, un amour sans pareil pour les mélodies classes et une sensibilité pour les rythmiques souples et enthousiastes.

Sur les premiers morceaux, on sent une proximité d’esprit avec son comparse Rubin Steiner (qu’on retrouve au mixage de quelques titres) ; imprégnés d’un traitement du son embrasé, torride et un peu bancal, les titres s’enchaînent avec une rare cohérence, Something for you, Turtle, Takata, Jacomo.. , une succession d’instantanés dont la mélodie, en deux temps trois mouvements, s’ancre à l’esprit pour ne plus le lâcher. L’attitude des morceaux est une habile synthèse sonore où se côtoient sonorités absurdes et surprenantes, bruits non inventoriés d’harmonica, de jouets pour enfants, spoken words décalés, sur fond de groove percutants et/ou de combinaisons accrocheuses ; tout ce qui fait, en fait, la marque de fabrique et le charme de ses lives.

On redécouvre au passage son tube revisité - Treat me like a dog - dans une version non stoogienne ; à partir de ce morceau, l’album prend l’oblique est va fouiller dans un patrimoine punk-rock plus ancré sur la guitare sans toutefois mettre à la marge les machines : l’excellentissime You/You, End of the summer, Sad Vocoder, My Heroin, le sublissime Ashtray, ect…

On savait le garçon capable de nous faire rire ou battre la mesure par ses pitreries, on lui découvre un penchant pour la tristesse et la mélodie classe qui nous font osciller entre le respect profond et l’émois. Un esprit libre qui ne se prend pas au sérieux. Du talent sans œillères. Très bon.

bio looser (the real one)
Partie du constat simple qu’on pouvait faire de bons et beaux morceaux sans forcément adopter une attitude austère et ennuyeuse, le projet Boogers est partie d’un plaisanterie ; mais comme toute plaisanterie, elle est souvent le refuge du talent et de l’humilité d’un auteur. Ainsi Boogers, né Stéphane Charasse, dévisse les idées reçues et réussi la synthèse improbable d’une auberge espagnole de références aussi nombreuses qu’inattendues. (inespérées).

Enfant d’une trash culture sans garde-fou, père protecteur des indigents de la variété, il recueil dans sa discothèque, sans relâche, les chef d’œuvres sous estimés de cette culture de seconde classe autant que les œuvres majeurs des courants indie et underground. Un univers qui prend à bras le corps Jean Constantin, Chick on Speed, Roland Magdane, Jackass, Minor Threat, Weezer, Daft Punk, Rubin Steiner, Gustave Parking, Les Ramones, Joe Dassin, The Clash, l’almanach Vermot, etc…

Des premières démos aux silhouettes lo-fi /folk, il reste ce goût pour la chose mélodique et cet attrait pour l’essentiel, évacuant le superflu et l’inutile. Puis, pesamment, le projet a trouvé dans le rythme et l’hédonisme un refuge à ses créations. L’arrivée d’Olivier, transfuge de Booby Hatch et d’Alain, transfuge de rien, a permis de donner au projet une dynamique scénique supplémentaire autant qu’un certain penchant pour l’excès.

A la genèse batteur du groupe de hardcore mélodique mythique de Saint Cyr Sur Loire, CONCRETE IDEA, il y sévira un couple d’année. D’un fût à un autre il n’y a qu’un pas qu’il franchi devenant le temps d’une courte période DJ résident / barman au café le Café.

Adepte des performances hors-normes, Boogers, pour son premier concert, déplace des montagne et des literies, transposant chaque centimètre carré de sa chambre, dans le lieu de concert du Café, pour y jouer ensuite son récital dans la plus simple intimité de son logement.

Animateur sur Radio-Béton en 2001, il pulvérise en compagnie de son acolyte Cédric, sous l’égide d’un huissier, le record de présence d’antenne à la radio, établissant un sommet à 36 heures, inscrit et homologué au Guiness Book des records (record repris par Arthur Fun Radio depuis).

Il fait ensuite ses armes sur les mariages et les baptêmes, sous divers pseudonymes (Dany, DJ Muller ou Chacha). La légende voulant qu’il ai déclenché une bataille généralisée à la Bar-mitsva du petit dernier d’Alexandre Arcady en passant un extrait du Best of de Dieudonné.

Cet iconoclaste, franc-tireur instrumentiste prend toute sa dimension en live. Chaque concert de Boogers porte ainsi en lui des promesses d’étonnement. On le voit ici manipuler des jouets pour enfant, là crachant du chocolat ou se scotchant du gaffeur sur les parties les moins exposés au soleil de son anatomie. Une énergie scénique qui lui vaut le surnom pas volé de GG Bricka ALLIN ...

Touche à tout sans concession, il édite à l’orée 2000 une quinzaine de numéros d’un brûlot politiquement incorrect baptisé Weez avant de le saborder de son propre chef . Il écume ensuite les salles de concert en tant que tour manager du groupe Ska Booby Hatch puis, par la suite, en s’adjoignant au line-up en tant que clavier.

Si l’on fait abstraction des 2 démos auto produites de ses débuts, son parcours musical suit les courbes ascendantes du label Travaux Publics, structure mystérieuse dont on prétend qu’il en serait le graphiste attitré…5 titres sur 5 compilations aux thèmes aux antipodes les unes des autres (disco chamalow, hip hop acoustique, punk garage, piano solo) qui lui permettent néanmoins de faire montre de son habilité (accompagné d’Olivier sur certains titres) à transgresser les genres en les intégrant dans son univers. On l’a également vu traîner ses guêtres sur d’autres labels, tel qu’Heafi et à l’occasion du Manifeste Yeah !

Actuellement membre (batteur) à part entière du Neue Band (Formation live de Rubin Steiner), il parcours l’Europe avec une énergie folle, distillant au gré de ces rythmes la bonne parole du père Steiner.

Boogers, en Décembre 2004 figure sur la compile CQFD des Inrocks parmi les 15 jeunes talents en devenir.

bio winner (extrabonus)
Boogers, né Stéphane Charasse Après de brillantes études en Tech de Co, majeur de promo dés la première année (normal, à 26 ans, diront les mauvaises langues) il sera même remercié par le directeur de l’IUT ; le jeune boogers, tel un Citizen K des temps modernes, discerne rapidement le potentiel énorme que recèle la presse. Il devient rédacteur en chef de l’hebdomadaire Weez, dans un esprit et une ligne éditorial proche du monde diplomatique ou du financial Times, prenant à bras le corps des sujets de société. Epuisé de ce succès, il revend le magazine et se lance sur le marché musical. Boogers signifie esprit entreprenant en anglais. Le projet, solidement établi, parvient très vite à trouver des actionnaires...

JJ

credits

released May 1, 2005

Artwork by MME 12

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2002 / 2016

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